Je ris, je pleure. Mais toi l'étranger, tu t'en fous au final ?
Tu veux juste me faire changer, me faire devenir quelqu'un d'autre selon ton désir, ton envie subite de vouloir trouver compagne.
Mais moi, je suis ce que je suis, une âme qui n'a nullement besoin de protection et qui n'a plus la moindre envie de regarder dehors pour voir combien de vautours il y a à sa porte.
Je sui bien moi, comme je suis, le c½ur cloitré dans mes fortifications, mes barrières mentales et émotionnelles que je me suis construit. Pourtant tu n'as toujours pas compris. Mon esprit lui, est toujours libre, libre de penser, de rêver. Il est bien lui aussi, là haut avec ses rêves d'une réalité meilleure, là haut, au dessus de tout, des lois, des cons, de la souffrance.....
La vie sur terre est si monotone, si terne, si fade... Si douloureuse.... Et tu veux me faire redescendre ? Mais la douleur de mon c½ur est un mal bien plus doux, qui lentement m'emporte, me laisse à la dérive, m'apaise. Il est bon parfois de se laisser dériver, la douleur est enivrante, un poison lent qui apaise autant qu'il achève.
Ne peux-tu comprendre cela ? Je veux garder ma liberté d'aimer, de détester, de me faire mal et de faire mal, de souffrir pour une chose que mon c½ur croit juste.....
Je suis libre, je ne t'appartiendrai jamais.
Je continuerai ma route, défendrai mes amis et mes idées quelles qu'en soient les conséquences, quel que soit le prix de leur salut.
Je suis un corps errant et j'attends la fin de mon rêve... Mon mauvais rêve...